[Fo][li][z] Liens intéressants

12.06.08

French (FR)   La diva presque morte  -  Categories: Au jour le jour  -  @ 13:51:54

Etonnante soirée. Un mythe de Broadway et du cabaret New yorkais, pour une soirée confidentielle, au Café Universel, près du Val de Grâce. La dame a 84 ans. C'est Julie Wilson, pas moins. Elle était accompagnée du divin pianiste Christopher Denny - dont j'espère qu'il sera le clavier de notre prochain show. Elle n'a plus que deux notes (voire une seule) dans la voix. Et encore peut-elle ne la tenir qu'une blanche à 180 = noire ! Mais l'art consommé de la diseuse est éblouissant, extraordinaire. La manière dont elle parle ses lyrics est simplement éblouissante. je garde encore le souvenir de son "Blue Moon" de Kern, simplement somptueux - et sans une seule note chantée.
En voilà une qu'il fallait voir avant qu'il ne soit trop tard.
Et puis il y avait le talent inouï de Chris Denny, et ça...

09.04.08

French (FR)   J -1  -  Categories: Au jour le jour  -  @ 15:24:24

Voilà. La dernière ligne droite est plus qu'entamée. Demain, premier service d'orchestre. Tout semble "sur les rails", tous les problèmes potentiels ont été réglés, tous les soucis en cours semblent, pour l'heure, en tous cas, "sous contrôle", toutes les sources d'emm... ont été vérouillées. Toujours pour le moment. Alors, maintenant, il ne reste plus qu'à "faire", et à découvrir. Découvrir ces nouvelles orchestrations, ces nouvelles grandes pièces pour orchestre, et faire en sorte que ce grand maëlstrom de musiques, ce mishigosh de partitions venues de tous horizons se marient ensemble, et que l'orchestre trouve son chemin dans tant de pièces nouvelles, sans références, dans l'absolu... sans filet. Je demeure assez confiant, car intimement persuadé d'avoir fait tout ce qui était humainement possible, à mon niveau, pour la réussite de cette opération périlleuse, dangereuse, passionnante. Maintenant, bien peu de choses sont encore maîtrisables par moi. Tout est dans les main du chef et des artistes. Avant d'être dans les oreilles du public.
Nous verrons bien demain.

07.04.08

French (FR)   Le compte à rebours...  -  Categories: Au jour le jour  -  @ 00:50:19

... a commencé. Doublement - mon anniversaire, et le concert. Cela paraît tout simple à faire, mais c'est finalement un travail titanesque, ou chaque jour, chaque minute, amène son lot de difficultés, parfois inattendues, souvent contrariantes, bref ! Il faut que le résultat soit à la hauteur du travail et de l'énergie investies par tout le monde !
Je suis personnellement excessivement satisfait du programme : les compositeurs ont écrit de petits bijoux (comme j'ai hâte d'entendre le pétillant Burbank, de Michel Bosc, et le Final Canyon de Laurent Juillet - quelle belle largeur musicale, cette oeuvre me fascine et m'envoûte - sans parler de la merveille de Philippe Basque, cette music-hall suite 1920 qui a coup sûr fait partie des musts du concert. Et puis, il y a mes satisfactions personnelles, comme la nouvelle chanson de Pierre Philippe, et celle de Patrick Laviosa. Cyrille Lehn a écrit une magnifique partition pour le poème de Pierre, et le Reste Encore de Patrick est un numéro glamour cinquante à tomber à la renverse. Le numéro de Charlène, évidemment, fait plus que m'enchanter, et la présence de Liza Michael et de Denis d'Arcangelo me ravissent. Quant aux Cinq de Coeur, déja entendus en répétition, ils sont tout simplement parfaits.L'enchaînement de surprises musicales et stylistiques de ce concert, la découverte constante de beautés et d'originalités sans cesse renouvelées devrait intéresser le public.
Dans le public, justement, beaucoup de personnes chères à mon coeur, dont j'espère qu'elles passeront un bon moment ....

French (FR)   juste pour le plaisir  -  Categories: Vu  -  @ 00:32:42

J'ai tellement aimé ce show. J'en trouve la bannière... et dire qu'il ferme à Bway à la fin du mois de juin... snif!

21.03.08

French (FR)   Padmâvatî au Châtelet  -  Categories: Vu  -  @ 23:23:32

Générale de Padmâvatî au Châtelet. Sublime, forcément sublime. Prévenu en bien sur ce spectacle, ne serait-ce que de par la beauté de la partition de Roussel, qui n'avait plus été redonnée à Paris depuis 1945 - ce qui est tout de même un comble un l'un des chefs d'oeuvre absolus de l'opéra français du XX° siècle. De l'opéra ? Voire. Opéra-ballet est la bonne dénomination. Une forme hautement française et XVIII° remise à jour à la mode entre-deux guerres. Bref. Je m'attendais à être enthousiasmé. Je l'ai été. Deux heures trente de pur bonheur, malgré quelques déceptions de cast.
D'abord, la présentation scénique. Luxueuse, kitsch, Bollywood à fond les manivelles - c'était bien le propos, en invitant l'un des papes du cinéma indien, réalisateur de Devdas, sublime bollywooderie à l'international succès -, du spectacle qui ne se refuse aucune beauté de décors, aucune fantaisie dorée, ni aucun effet "Châtelet" à la couleur locale irrésistible. Eléphant, tigre, serpents... (déja, un spectacle avec un éléphant, moi, que voulez-vous, je fonds, je suis au septième ciel). De la couleur, de l'éclat, du beau.
La mise en scène est très classique, voire statique, mais il est très difficile de faire dans cet ouvrage. La vraie mise en scène, la vraie illustration scénique est définitivement dévolue aux ballets, nombreux, superbes, tandis que les scènes dramatiques n'ont pour but ni les développements psychologiques, ni la grande action théâtrale à la manière des scènes habituelles d'opéra français, mais simplement une rapide exposition/avancée de l'action, qui aboutit soit sur un grand épisode chorégraphique, soit sur une grande scène solo chanté et introspectif (la fin de l'acte I, le grand monologue du II de Padmâvatî, l'air du Brahmane, et même le duo Ratan-Sen / Padmâvati, avec le meurtre du sultan et précédant la cérémonie funèbre du suicide de Padmâvatî.
Les ballets, que Machart a notés "imprécis" dans son excellente critique du Monde, en effet, le sont parfois. Mais comment ne pas excuser une troupe de danseurs, rompus surtout à la musique indienne "réelle", confrontés à une métrique musicale européenne sans doute bien éloignée de leurs habitudes (car, pour être "indienne", la musique de Roussel est hautement hexagonale) ? Certes, ils se sont montrés parfois "imprécis", mais demeurent quand même formidables, et admirables en bien des points.
La chorégraphie elle-même était un enchantement. La "danse des guerriers" du I, par ex, et bien sur la grande scène funèbre qui clôt l'ouvrage.
Padmâvatî est un vrai opéra-ballet, monté et montré comme tel. Magnifique.
Du point de vue de la distribution, Sylvie Brunet a été une héroïne magnifique. Quelle belle voix. Peut-être non pas simplement du point de vue de la qualité et de la beauté vocale, mais surtout je crois de celui de son engagement dramatique, époustouflant. Son Ratan-Sen, Finnur Barjannson (si je ne m'abuse) a une jolie voix, certes, mais tellement petite... c'était un peu... peu, dans un rôle qui demande un certain brio, de l'autorité, de l'éclat. Yann Beuron, qui incarnait magnifiquement le Brahmane, aurait justement sans doute été un Ratan-Sen phénoménal. Reste le cas Fondary. Il n'a plus un pet de voix, son vibrato fait Paris-Marseille (même pas en TGV), sa légendaire imprécision musicale est toujours d'actualité... Seulement voilà : l'autorité impériale de l'acteur mérite toute notre admiration. Avec tous ses défauts, de chanteur de 75 ans, il est épatant. Sans doute la critique va-t-elle le vouer aux gémonies... Moi, il m'a quand même bluffé.
J'espère qu'il y aura une captation vidéo de ce beau spectacle. Qu'il nous reste une trace de ce superbe moment. Car peut-être ne reverrons-nous pas de Padmâvatî en France de sitôt.

powered by
b2evolution